Le Matriacat dans nos cultures africaines

Beaucoup de nos us et coutumes traditionnelles africaines ne sont pas considerees comme relevantes ou tout simplement s’effacent avec le temps qui passe.

Certains textes des premiers explorateurs sont authentiques mais d’autres peuvent avoir ete influence par l’auteur lui meme. Sa propre culture et son entendement. Je ne parle meme pas de la barriere de la langue et donc de l’entendement du fonctionnement de l’autre. Bref, vous l’aurez compris, vos meres ou peres auraient pu etre les veritables chefs des villages ne seront jamais mentionnes dans les textes ou dans l’histoire.

Oui j’etend aux hommes car beaucoup sont aussi oublies dans l’histoire de l’Afrique car comme pour tout cela depend de celui ou celle qui le transcrit.

Dans certains villages et meme ville/quartier, on retrouve des residus de notre fonctionnement matriarcal. En effet, dans cette quartier, vous pourrez voir un groupe d’enfants, avec un chef. Un groupe de jeunes avec un chef. Et j’en passe.

Cela ne vous percute pas sur le moment car on ne pense pas forcement a une institution. Ou a un fonctionnment pouvant aider a l’etablissment des regles de societe et pourtant.

Je et je dis bien « Je » differencie le matriarcat du passe avec celui du present.

D’autant plus que celui du passe , je le subdivise en plusieurs categories.

Les trois grandes categories sont:

Le matriacat originel :celui qui decoule de source.

Le matriacat colonial

Le matriacat residuel.

Je dis bien residuel car par exemple dans nos societes traditionnelles les femmes pouvaient epouser plusieurs hommes et les hommes plusieurs femmes. Et dans certains cas, cela n’avait rien avoir avec l’union matrimonial que l’on connait aujourd’hui mais plus des alliances de pouvoir, de territoires etc.

Aujourd’hui, le plus repandu est devenu celui de l’homme avec plusieurs femmes et certains finissent par se persuader que sur terre il n’y a que ca. Or il y a encore 1% qui le demeurent, et dans les 99% qui dominent, il y a une tendance au retour vers les deux.

Les plus connues sont les nomades ou la femme epouse plusieurs hommes de la meme fratrie pour la conservation du nom de la famille et par la meme occasion de la genetique de la famille. Et il y a d’autres cultures ou les femmes epousent plusieurs femmes afin de conserver leur acquit financier et prosperer. Rien avoir avec l’homosexuatlite, car le mariage n’est pas une union des corps. Les femmes ayant des enfants avec des hommes qu’elles n’epousent pas. Elles transmettent donc leurs biens a leurs enfants. Permettant ainsi a leurs filles et fils de garder toute leur autonomie financiere et eviter les abus connu des relations homme-femme.

LE MATRIARCAT ORIGINEL

Il decoule de source. Le premier noyau d’une societe est la famille. La famille commence par la mere et les enfants.

Les premieres regles sont instaurees au sein de la famille et par la mere. Comme je l’ai souligne dans ma video, la presence dans la famille du pere dependra de l’environnement.

Que l’on le soit favorable ou pas, la premiere personne a nous impose une regle c’est notre mere.

Seul le passe sait reellement les regles originelles. Ce sont donc des traces de ce matriarcat originel qui s’est affine avec le temps que l’on peut retrouver dans les ecrits des premiers explorateurs ou ecrivains.


Voici ci dessous un texte extrait d’un site

L’historien Bachofen fut le premier à étudier le matriarcat sur le sol africain. Il constata que la femme était l’élément phare de la société et du foyer familial, on lui accorde facilement la découverte de l’agriculture. C’est elle qui reçoit lors du mariage les dots, et qui gère les biens familiaux. C’est aussi par elle que se transmet l’héritage.

Ainsi, le voyageur Ibn Batouta nous raconte son étonnement lors de son voyage au Soudan en ces termes: « Ils (les Nègres) se nomment d’après leur oncle maternel et non d’après leur père; ce ne sont pas les fils qui héritent des pères, mais bien les neveux, fils de la soeur du père. Je n’ai jamais rencontré ce dernier autre part, excepté chez les infidèles de Malabar dans l’Inde. »

Cette conception matrilinéaire de la société sera diffusée à travers le monde lors des grandes migrations des peuples noirs.

L’Éthiopie est le premier pays au monde qui fut gouverné par une reine (la reine de Sabah). La reine Candace qui gouverna aussi ce pays, fut reconnue pour sa bravoure et son courage face aux armées de César Auguste. C’est pour cela que les reines qui ont régné après elle, ont tenu à garder le nom de Candace en souvenir de cet acte glorieux. « Cette omniprésence des femmes de cour dans les cérémonies et documents officiels était liée à leur poids politique. Ce dernier rend compte de la dévotion matrilinéaire du pouvoir monarchique » Revue Ankh N°3.

À Méroé, la succession était faite de la lignée des pères à celles des fils et neveux. Les divines adoratrices se succédaient de tante à nièce. Sur les stèles funéraires Méroïtiques, le nom de la mère du défunt est mentionné avant celui du père. 

L’Égypte n’est pas sans reste concernant le matriarcat, elle donne en effet l’exemple le plus manifeste et le plus durable dans ce domaine.

On retrouve à travers les croyances égyptiennes des éléments démontrant la place importante qu’occupaient les femmes dans la société. Ainsi, la triade principale n’est pas composée du père, du fils et du Saint-Esprit comme dans les sociétés où le patriarcat domine, mais du père (Osiris, Dieu de l’agriculture et de la fertilité), de la mère (Isis, Déesse mère dont l’influence et l’amour règne partout, Déesse du blé et à l’origine de sa culture) et du fils (Horus), équilibre évident à travers lequel tous les membres de la société égyptienne peuvent se confondre.

Chez les Bantous de l’Afrique centrale, le mariage appelé matrilocal, détermine la filiation matrilinéaire plutôt que patrilinéaire.

La plupart des peuplades bantou de l’Afrique Centrale déterminent la filiation selon la ligne matrilinéaire plutôt que patrilinéaire et beaucoup d’entre elles pratiquent une certaine forme de ce que l’on connaît habituellement sous le nom de mariage matrilocal. En fait, c’est ce caractère matrilinéaire de l’organisation familiale qui les distingue si clairement des Bantou de l’Afrique de l’Est et du Sud et c’est pour cette raison que le territoire, s’étendant des districts de l’Ouest et du Centre du Congo belge jusqu’au plateau nord-est de la Rhodésie septentrionale et des monts de Nyassaland, est parfois mentionné comme la « Ceinture matrilinéaire » de Radcliffe-Brown Cheikh Anta Diop l’unité culturelle de l’Afrique Noire.

Chez les Tswana d’Afrique du Sud, un enfant à une place dans le foyer des parents de sa mère, dit le proverbe. Un oncle maternel lié, doit en particulier être consulté dans tous les cas touchant spécialement les enfants de sa soeur; son opinion est si importante que quelquefois, au moment où l’on arrange leur mariage, son veto peut être décisif…

Contrairement à ce dont il a été dit concernant le régime matriarcal, il n’est aucunement basé sur la domination de la femme sur l’homme, mais sur une collaboration harmonieuse des deux parties. En effet, la situation de la femme dans la société noire africaine est acceptée et défendue par l’homme.

L’islamisation de l’Afrique Occidentale débute au Xè siècle avec le mouvement Almoravide, la religion traditionnelle disparut peu à peu sous l’influence islamique, les moeurs et les coutumes également. C’est ainsi que le régime patrilinéaire s’est substitué, partiellement et progressivement, au régime matrilinéaire depuis le Xè siècle… L’adoption du nom du père pour les enfants semble provenir de cette même influence arabe;…Cheikh Anta Diop l’unité culturelle de l’Afrique Noire

(Texte extrait du site http://www.shenoc.com/le_matriarcat.htm)

Vous avez pu lire dans le texte extrait ci dessus « le premier pays « .C’est un parfait exemple de ce dont je parlais au debut.Reconnaissance. L’Ethiopie est tout simplement le premier pays reconnu par les autres en tant que tel.Cela sous entend tout simplement que certains territoires/pays gerer par des femmes n’etaient pas considerees comme tel.

Le MATRIARCAT COLONIAL

Plusieurs choses se sont passees dans cette periode. De decouvertes, de religions, d’exclavages et de commerce. Et il y a eu un melange des cultures. Au dela du simple melange, on a eu l’imposition d’une culture a l’autre.

J’ai appele cela colonial mais je ne prend pas juste a cause de la periode colonniale reconnue en compte mais l’envahissement des religions dites relevees.

La conquete du continent par la religion catholique puis musulmane ensuite par l’esclavage qui est revenu avec la religion catholique. I/l y a aussi les envahisseurs passifiques sous forme de missionnaires ou encore d’apporteurs de la bonne nouvelle.

A cette etape la, les nouveaux arrivant on a la fois demandes a parler avec des hommes, mais surtout on impose leurs regles aux dechus.

Les hommes ayant donc seuls le droit de paroles avec des nuances. C’est l’amant, le mari, le fils ou encore l’homme designe par la reine qui etait le roi, porte parole devant l’etranger.


Voici encore un extrait d’un site pour completer mes dires:

:Le problème en Afrique est que ce pouvoir n’est pas toujours équitablement réparti. Souvent il l’est au profit de la femme ou au profit de l’homme. C’est le cas par exemple chez les mandingues où la femme avait vraiment baucoup de pouvoir : c’était elle qui donnait son nom à l’enfant. Et l’enfant appartenait à la famille de sa mère. Maintenant tu peux trouver des peuples en Afrique où c’est le père qui donne le nom à l’enfant. Je sais par exemple que dans le royaume de Danhomé c’était le roi qui décidait seul de son héritier. C’est comme ça que Gbéhanzin sera désigné roi par son père le roi Glèlè. Ca contraste par exemple avec le matriarcat des yoruba où le roi tire sa légitimité de sa mère ( comme en Egypte ). Mais cela ne veut pas dire que dans le royaume de Danhomé la femme n’avait aucun pouvoir. Voilà ce que j’ai retrouvé sur un site sérieux: «Dans la royauté/chefferie, les femmes n’ont jamais été reléguées au second rang en ce qui concerne la gestion du pouvoir royal. Certaines femmes du palais figurent en bonne place parmi les personnes susceptibles d’affronter avec succès le roi et avaient par conséquent droit de vie et de mort sur lui.»…« Dans le royaume d’Abomey (Danhomey), et dans le domaine de la sphère publique du marché du travail, même si les femmes ne jouaient pas une fonction à dominance productive, marchande, les femmes du palais étaient tenues au courant de toutes les affaires. Elles rendaient compte au roi de tous les évènements et contrôlaient la gestion des ministres mâles. Il s’agissait des corps des amazones, du corps religieux (les prêtresses), le corps médical (doctoresses), les hauts fonctionnaires représentés par les Nae (elles remplaçaient les femmes dignitaires.» Remarque au passage que les femmes peuvent être prêtresse dans le royaume de Danhomey. « 

extrait du site https://www.maliweb.net/societe/equilibre-dans-la-societe-la-question-du-matriarcat-en-afrique-noire-114240.html


Voici encore un autre lien vers un article complet que je ne mettrais pas ici. c est un pdf.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00879435/file/2011-HCH-Matriarcat.pdf


un autre extrait « 

 Les ashanti considèrent le lien entre mère et enfant comme la clef de voûte de toutes les relations sociales…Ils le considèrent comme une parenté morale absolument obligatoire. Une femme Ashanti ne lésine pas sur le travail ou sur les sacrifices pour le bien de ses enfants…

 Chez les Bantous de l’Afrique centrale, le mariage appelé matrilocal détermine la filiation matrilinéaire plutôt que patrilinéaire.

La plupart des peuplades bantou de l’Afrique Centrale déterminent la filiation selon la ligne matrilinéaire plutôt que patrilinéaire et beaucoup d’entre elles pratiquent une certaine forme de ce que l’on connaît habituellement sous le nom de mariage matrilocal.

En fait, c’est ce caractère matrilinéaire de l’organisation familiale qui les distingue si clairement des Bantou de l’Afrique de l’Est et du Sud et c’est pour cette raison que le territoire s’étendant des districts de l’Ouest et du Centre du Congo belge jusqu‚au plateau nord-est de la Rhodésie septentrionale et des monts de Nyassaland est parfois mentionné comme la « Ceinture matrilinéaire » de Radcliffe-BROWN et Cheikh ANTA DIOP dans l’unité culturelle de l’Afrique Noire 
Nous constatons l’évidence similitude de ces peuples avec l’Égypte à travers leurs us et coutumes. Le Matriarcat disparaît en parti avec l’arrivé de l’islam et du Christianisme en Afrique noire, il est remplacé par un régime patriarcal pur et dur qui laisse peu de place à l’épanouissement de la femme noire. 
L’islamisation de l’Afrique Occidentale débute au Xè siècle avec le mouvement Almoravide, la religion traditionnelle disparue peu à peu sous l’influence islamique, les m˛urs et les coutumes également.

C’est ainsi que le régime patrilinéaire s’est substitué, partiellement et progressivement, au régime matrilinéaire depuis le Xè siècle…l’adoption du nom du père pour les enfants semble provenir de cette même influence arabe ;…

extrait du site http://www.parolesdhommesetdefemmes.fr/le-matriarcat-et-ses-origines-africaines


« Le pouvoir religieux étant l’une des caractéristiques de la domination d’un genre sur l’autre, le pouvoir des femmes dans la religion est donc d’une importance primordiale pour comprendre le matriarcat. C’est donc en toute logique que notre étude débute par l’analyse de la place des femmes à travers le temps dans les religions africaines. Pline l’ancien écrit dans son Histoire naturelle «  En Afrique romaine, personne n’entreprend rien sans avoir, au préalable, évoqué Africa ». Cet auteur latin du Ier siècle fait référence à la déesse berbère Ifri ou Ifrulatinisée en Africa qui donne son nom par extension au continent. Elle est pour certains la déesse du feu, mais au-delà de l’élément qui lui est associé, en tant que divinité berbère, elle reflète une sacralisation des éléments naturels auxquels les Berbères vouent un culte. Le nom du continent étant l’extension du nom de cette déesse, il montre d’une part l’importance qu’elle avait pour les berbères car les romains l’ont choisi parmis un panthéon large pour nommer l’Afrique du nord. D’autre part une déesse importante représentée par des traits de femme, montre l’importance des femmes en général dans les sociétés berbères. » extrait du lien suivant https://esmaparis1.com/2018/04/01/les-societes-matriarcales-en-afrique/

Vous l’aurez compris, les liens vous parlent a la fois du Matriarcat pre colonial et du colonial. Certains aussi parlent de celui que j’appelle residuel.

Le MATRIARCAT RESIDUEL

Apres l’influence forcees des religions dites revelees et des autres cultures patriarcal, on a dans nos societes des traces de nos coutumes.

Par exemple, le plus marquant c’est l’independance. Contrairement aux cultures patriarcales occidentales, en Afrique, lorsque le pays a obtenu l’independance, le droit de vote a ete unanime. Nous n’avons pas en Afrique noire si vous voulez que je le precise, une date du droit de vote des femmes et une autre pour les hommes. De la meme facon que pour les elections, des les premieres elections, nous avons eu des femmes candidates et des femmes elues. Et nous avons des femmes presidentes de la republique.

Aussi dans certaines cultures ashantis, le trone est transmit par la mere. Le roi est en fait le frere de la reine/princesse. Et le futur roi est le fils de soeur du roi au trone. Les enfants du roi au trone resteront princes et princesses. Et si il y a un problemme de descendances, ce sont les fils des princesses qui pourront acceder aux trones.

Voici d’autres liens qui pourraient vous plaire.

A bientot:)

https://monwaih.com/le-matriarcat-dans-la-societe-africaine/

http://www.topito.com/top-societes-matriarcales

https://matricien.wordpress.com/geo-hist-matriarcat/afrique/

Livre : DU MATRIARCAT AU PATRIARCATEsther Resta

NB:Mon clavier est qwerty d’ou l’absence d’accents sur beaucoup de mots.

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